jeudi 22 février 2018

LES BASES DE L' AMELIORATION CONTINUE


LES FONDAMENTAUX

Les bases de l'amélioration continue sont nées, contrairement aux idées reçues, aux Etats-Unis.
Après la seconde guerre mondiale, les Etats-Unis ressortent avec une industrie puissante et performante tandis que le Japon lui, ruiné, doit totalement se reconstruire.
Les américains n'exploitent pas les méthodes qui ont été mises en place durant la guerre notamment par Edouard DEMING.
Les japonais rachètent des machines aux Etats-Unis et se mettent à produire.
A l'inverse des américains, les japonais modifient leurs machines afin qu'elles puissent produire un maximum de produits, pour pouvoir répondre à la demande.
DEMING  part en 1950 au Japon, pays plus réceptif à ces nouveaux concepts, exposer ses méthodes.
Les machines sont alors capables de réaliser une grande quantité de références différentes avec des temps de changements très courts. DEMING s'assure de la présence, de l’implication de la direction lors de la mise en place de ces chantiers.
« Un escalier se balaye en commençant par le haut »

Comme on peut le constater sur le schéma ci-dessous, les concepts sont venus des Etats-Unis puis les japonais ont formalisé divers outils et surtout une réelle philosophie de travail dans leurs entreprises. Forts de cette réussite, les américains, suivis par les européens ont progressivement adopté cette nouvelle "vision" d'entreprise.






LES 10 PRINCIPES DE L'AMELIORATION CONTINUE

1]  Etre ouvert au changement. 
                   
2]  Imaginer, penser, dans l’absolu, à la meilleures des solutions possibles.

3]  Toujours regarder les processus, ne jamais incriminer les personnels.

4]  Rechercher des solutions simples.

5]  Arrêter la production en cas de problème pour l’isoler.

6]  Utiliser la créativité plutôt que l’argent.

7]  Grandir des problèmes rencontrés.

8]  Trouver, remonter à la cause racine des problèmes.

9]  Ne pas se fier uniquement aux connaissances d’un « champion », profiter des savoirs, du bon sens de l’ensemble.

10]  L’amélioration continue, comme son nom l’indique est sans fin.  





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vendredi 19 janvier 2018

VISION - OBJECTIFS - HOSHIN KANRI




Une entreprise développe  sa vision, ses objectifs stratégiques,  c’est à dire ce qu’elle cherche à être, l’état idéal vers lequel elle veut  évoluer. Une fois  établie, il s’agit de faire en sorte qu’elle soit partagée par l’ensemble des acteurs afin d’atteindre les objectifs qui sont fixés année par année pour tendre vers cette vision.
Développé par le professeur Kaoru ISHIKAWA, HOSHIN KANRI  permet  d’intégrer à tous les niveaux de l’entreprise, jusqu’au niveau des activités, les objectifs stratégiques définis par la direction.

HO = direction
SHIN = aiguille de la boussole
KANRI = management et gestion (planification)

HOSHIN KANRI nous fournit les outils normalisés pour déployer pas à pas la planification stratégique et donc de rester dans l’esprit de l’amélioration continue pour gérer en permanence les résultats obtenus.

HOSHIN KANRI est souvent présenté comme le management par percée, pour la bonne et simple raison, que d’année en année, des progrès sont réalisés à partir de la stratégie établie, on ne fait pas tout en même temps, on gère les avancées, les percées. Ces progrès permettent de maintenir un avantage concurrentiel certain. Puis une fois validés, ils sont standardisés et intégrés au quotidien de l’entreprise.

HOSHIN KANRI : UN SYSTEME DE GESTION POUR L’ENTREPRISE. 
* Tous les acteurs sont concernés.
*  La vision, les objectifs stratégiques de la direction sont traduits en objectifs opérationnels (percées).  
* Ces objectifs qui vont permettre les « percées » sont déclinés à tous les niveaux.In fine, chaque acteur propose « sa » stratégie, « ses » objectifs issus de la vision de direction, chaque acteur est aligné sur la vision de l’entreprise.
* Pour chaque objectif stratégique, un plan d’actions est mis en place, on y retrouve :
o   L’objectif stratégique.
o   L’objectif à atteindre.
o   Les actions à mettre en œuvre.
o   Les délais de réalisation.
o   Les moyens d’évaluation, de suivi.

* Le plan d’actions fait l’objet d’une revue mensuelle et annuelle, évidemment si les objectifs ne sont pas atteints, il convient d’étudier les causes puis de mettre en place les actions correctives adaptées.


LA MATRICE « X » CŒUR DU HOSHIN KANRI

  
Pour simple qu’il soit ce système n’est pas infaillible surtout si les acteurs ne sont pas réellement impliqués et concernés. C’est la raison pour laquelle la culture de l’amélioration continue doit avoir été effectivement intégrée dans l’entreprise avant d’envisager sa mise en place.  

lundi 6 novembre 2017

LE FUTUR SE CONSTRUIT AUJOURD’HUI


Au cours d’une intervention dans un grand groupe français implanté en Russie, j’expliquais que les meilleurs managers sont ceux qui saisissent dans le présent l’opportunité d’avoir une vision pour l’entreprise et ainsi la positionner d’emblée pour l’avenir.

Facile à dire, moins évident à faire.

En effet pour y parvenir, c’est à dire en quelque sorte diminuer la distance entre le présent et le futur, il s’agit d’avoir la « bonne vision » qui ne peut s’obtenir que si l’état d’esprit des différents acteurs de l’entreprise le permet, cet état d’esprit propice au changement et à l’amélioration, ou à l’innovation, il s’agit de le créer pour avoir le maximum de chance de voir la vision mise en œuvre et évoluer dans l’entreprise.

1° INCITER LES ACTEURS, LES EQUIPES  A ÉVOLUER. 
Pour ce faire, il s’agit de détecter les possibilités et les domaines d’évolution des personnels, des équipes, de leur fixer des objectifs adaptés  puis de  leur donner les moyens de les atteindre. Petit à petit, l’envie, la culture du progrès, individuel et collectif va s’instaurer.

2° MONTRER L’EXEMPLE. 
Le minimum pour un manager qui va demander aux autres d’aller de l’avant, est de montrer l’exemple au quotidien en étant ouvert aux suggestions de progrès, en respectant les idées nouvelles en facilitant leur expérimentation, et leur adaptation aux spécificités de l’entreprise.

3° CHERCHER A COMPRENDRE LES ERREURS. 
La perfection n’étant pas de ce monde, les erreurs se produisent surtout en phase de mise en place de démarrage, il ne s’agit pas d’accepter l’erreur mais de travailler sur ses causes pour les traiter après les avoir comprises.

4° FORMER LA HIÉRARCHIE INTERMÉDIAIRE. 
Pierre angulaire du fonctionnement de l’entreprise, la hiérarchie intermédiaire, au contact du terrain,  peut annihiler toute velléité de progrès en ne cherchant pas à comprendre l’erreur mais comme on l’a si souvent vu à chercher « le » coupable, « le » responsable. Ce type d’attitude peut bloquer les meilleures  volontés et figer le système dans son besoin d’évolution. Or, un système qui n’évolue pas est un système qui meurt…

5° INSTAURER UN SYSTÈME DE PARRAINAGE. 
Dans un contexte incertain, l’avenir est difficile à entrevoir pour certains, néanmoins il y a toujours des personnes qui sont plus enclin à se projeter dans l’avenir, alors que d’autres se complaisent dans le quotidien où ils y font d’ailleurs un excellent travail. Parrainer les seconds par les premiers pour mettre en œuvre la vision du « chef » peut donner de très bons résultats  pour l’entreprise. A termes, après avoir été accompagnés, rassurés, ils passeront de suiveurs à meneurs sur le chemin du progrès.

6° FAIRE VIVRE LA PARTICIPATION.  
Faîtes savoir que vous êtes ouverts à toutes les idées individuelles et /ou collectives, mettez en place un système de remontée des propositions, des améliorations possibles et/ou souhaitées, faîtes résoudre collectivement  les problèmes là où ils se produisent , mettez en place un environnement ou le travail d’équipe est valorisé et encouragé, en clair faîtes participer et travailler ensemble.

Le meilleur des patrons peut avoir la meilleure vision pour l’entreprise, encore faut-il qu’il crée les conditions de sa mise en œuvre et de son imprégnation au sein de l’entreprise.

L’avenir ne se construit pas seul…



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